Editorial: Le renouvellement générationnel en marche !

by Zephirin

Le chef de l’Etat, Alassane Ouattara, n’a jamais fait mystère sur sa volonté de passer le flambeau à une nouvelle génération. Contrairement à certains leaders de l’opposition ivoirienne qui courent encore après le pouvoir, alors que leur force décline. Plus d’une fois, le Président Ouattara en a manifesté la ferme volonté. Le dernier cas en date, le 5 mars 2020, devant l’Assemblée nationale et le Sénat, réunis en Congrès à Yamoussoukro, où il a décidé solennellement de passer la main à une nouvelle génération. « Cette décision est conforme à ce que j’ai toujours dit, à savoir qu’il faut laisser la place à une jeune génération, en qui nous devons faire confiance, les jeunes Ivoiriens honnêtes, compétents, expérimentés qui ont appris à nos côtés, comme nous l’avons fait auprès du Père de la Nation Félix Houphouët-Boigny », avait-il déclaré. Mais ne dit-on pas que l’Homme propose et Dieu dispose ? En effet, le Président Alassane Ouattara, après avoir publiquement passé la main à son Premier ministre Amadou Gon Coulibaly, pour l’avènement de la « nouvelle génération » à la tête de l’Etat ivoirien, il a dû finalement « reconsidérer sa position » après le décès subit du candidat du RHDP à quelques jours de la présidentielle. Confronté à ce  »cas de fausse majeure », le Chef de l’Etat ivoirien, tout en restant conforme à sa logique, brigue son premier mandat de la 3ème République.

Lors du dernier conseil des ministres du gouvernement HamBak, tenu le 24 mars 2021, Alassane Ouattara a annoncé la formation d’un nouveau gouvernement. Là encore, il a instruit le nouveau Premier ministre – bien avant même sa nomination – de lui faire des propositions allant dans le sens d’un renouvellement générationnel. « Comme vous le savez, les grandes régions de notre pays étaient représentées dans le gouvernement sortant ; il appartiendra au nouveau Premier ministre de me faire des propositions en tenant compte de mon souhait pour un renouvellement générationnel. Monsieur le Premier ministre par intérim, mesdames et messieurs les ministres, les secrétaires d’État, pour terminer, je vais vous dire toute ma sincère gratitude pour la contribution que vous avez tous apportée dans la gestion de l’Etat ; certains d’entre vous pendant cinq ans, dix ans, quinze ans et même plus. Je crois que c’est un grand sacrifice que vous avez fait », a témoigné le chef de l’Exécutif ivoirien lors de ce dernier conseil des ministres. Et depuis vendredi dernier, c’est chose faite. Patrick Achi qui assurait l’intérim d’Hamed Bakayoko, décédé le 8 mars en Allemagne, a été nommé Premier ministre et chef du gouvernement, le plus naturellement du monde.

Ce brillant technocrate a le profil du métier. C’est à juste titre que le Président lui a demandé de proposer un nouveau gouvernement dans les meilleurs délais en mettant un point d’honneur sur la promotion des jeunes. El Hadj Alassane Ouattara est un homme qui ne se renie pas. Il place l’intérêt de son pays avant tout autre chose. Son peuple épouse ses décisions, notamment celle de passer la main à une  »nouvelle génération ». D’ailleurs, il ne s’était jamais trompé de diagnostic : la Côte d’Ivoire étouffe de ses anciens présidents de la République, arc-boutés sur leurs désirs de renouer avec le pouvoir. Ces leaders politiques doivent suivre l’exemple de l’actuel Président de la République en acceptant de céder la place à la jeune génération. Le président du PDCI-RDA, Aimé Henri Konan Bédié, et le leader des frontistes, Laurent Gbagbo, récemment acquitté par la Cour pénale internationale et en liberté conditionnelle en Belgique, doivent faire confiance, eux-aussi, à la jeune génération, à la jeunesse. Et comprendre surtout que l’ère des grands fauves ivoiriens est terminée. S’ils arrivent à ce dépassement, il est clair que la Côte d’Ivoire s’en portera mieux.  Surement.

Par G. DE Gnamien

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