Dossier – Produits pour grossir les fesses et les seins : Voici les dangers qui guettent les utilisatrices

Depuis quelques années, grossir les parties de son corps, notamment les fesses et les seins, est devenu une obsession pour les jeunes filles ivoiriennes. Pour arriver à leurs fins, elles utilisent une multitude de produits “miracles” sensés leur donner des formes généreuses qui ne laisseraient personne  indifférent à leurs passages.

En Côte d’Ivoire, les femmes rivalisent donc d’ingéniosité pour élargir leurs formes car, selon elles, sous nos cieux, pour être belle il faut avoir un gros bassin parce que les hommes préfèrent les femmes fessues avec de gros seins.

Mais comment se procurent-elles tous ces produits qui ont pignon sur rue de nos jours

Dans une balade au grand marché de Marcory, nous sommes hélée par une dame, la cinquantaine bien révolue, assise devant un magasin de vente de vêtements,  derrière une grosse bassine couverte d’une écharpe de couleur marron.

Après les civilités, elle nous présente sa marchandise composée en grande partie de pommade, crème, jus et autres articles sensés faire grossir les fesses et les seins.

“Voici grossifesse, Bôtchô, Jolis seins, ventre plat pour te donner une belle forme. Si tu utilises ces produits pendant un mois, toi-même tu viendras me remercier”, nous garantit-elle, en expliquant que ses produits sont prisés par les jeunes filles .

Au grand marché de Belleville, dans la commune de Treichville, Evelyne,  une autre célèbre vendeuse qui nous a été recommandée, nous accueille avec un sourire qui en dit long sur la bonne marche de ses affaires. Elle nous présente avec aisance son produit phare, “Bôtchô”, fait à base d'”huile de foie de morue”, de “miel” ou encore de “beurre de karité”, selon la notice qu’elle nous a détaillée et qu’elle vend entre 9.000f  et 25.000f selon la quantité.

A côté, elle propose la crème “jolis seins” et la pommade “bazooka”, qui sert à “affermir et grossir les membres” des hommes. Tous ses produits sont vendus aussi bien en Côte d’Ivoire que dans les pays de la sous-région. 

Au pays des fesses et des seins, tout est permis.

Dans leur  quête pour avoir les fesses et les seins, tous les artifices semblent permis. Certaines femmes poussent l’audace plus loin, allant jusqu’à  payer des millions de FCFA pour se faire injecter dans les fesses leur propre graisse, prélevée dans leur ventre ou leurs bras. D’autres préfères des suppositoires fabriqués avec du beurre de karité, mélangé soit à de la mayonnaise, soit avec du cube Maggi…

Pour celles qui n’ont pas les moyens de faire des chirurgies, peut-on lire sur le site pressecotedivoire.ci, elles se contentent de ” fausses fesses”.  Ces compléments fessiers qui sont en fait des culottes rembourrées se vendent comme des petits pains à partir de 2.500f CFA  l’unité. Certaines aussi préfèrent des rembourrages grossissant les hanches, appelés “pistolets”.

“Avant, il n’y avait pas ce genre d’articles. C’était un secret de femmes qui, pour aller danser, se cousaient plusieurs pagnes ou rembourraient leurs slips et pantalons avec des morceaux de pagne afin de gonfler leur derrière”, nous a raconté un jeune  vendeur rencontré derrière le forum, au grand marché d’Adjamé.

Au marché Cocovico, sis à Cocody-Angré, outres ces produits, la vendeuse que nous avons rencontrée non loin des commerçantes de poissons,  propose également  des “secrets de femmes”.  Ce sont des sirops, mixtures, pommades et parfums, encens, etc. qui ont pour  vertus de réveiller le plaisir sexuel.

En dehors des marchés, les vendeuses ont investit les réseaux sociaux tels que Facebook, Instagram ou encore Wathsapp où elles vantent les bienfaits de leurs produits et surtout garantissent des résultats dans les plus brefs délais.

Se grossir les fesses ou les seins, de façon artificielle, ça tue !

Si les résultats sont probants, les effets néfastes sur la santé sont présentés à longueur de journées par les médecins et autres praticiens.

“Ce sont  autant de substances de provenance douteuse  qui ont pignon sur rue dans notre pays. Seulement, certaines pratiques en vue de se grossir les fesses ou les seins, sont lourdes de conséquences. Des cancers de tous genres guettent celles qui sont des adeptes de ces pratiques. Nous n’avons pas encore assez de recul pour mesurer l’ampleur de leurs effets sur la santé, mais quand on voit le nombre de personnes qui en abusent, c’est effrayant. Souvent à base de corticoïdes, ils génèrent le diabète, l’hypertension ou des infections, pouvant aller jusqu’au coma”, nous confie un spécialiste.

ckou/SA

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