Edito: Les Ivoiriens ont fini de parler

Après le mot d’ordre de désobéissance civile lancé le 20 septembre 2020 par le président du PDCI-RDA, Henri Konan Bédié, pour protester contre la candidature du Président Ouattara, l’on croyait que le meeting de l’opposition ivoirienne, tenu ce week-end, allait en préciser le contenu. Que nenni ! Le meeting du samedi 10 octobre 2020 qui devrait constituer un véritable test pour les opposants ayant à cœur de jauger de leur capacité à mobiliser les Ivoiriens a fait déchanter ses initiateurs. Même en présentant un front uni contre la candidature d’Alassane Ouattara, ils n’ont pu mobiliser les 2.000.000 de personnes annoncées, de sorte qu’ils ont eu du mal à donner l’ultime message. Pourtant, ils étaient tous là. Au grand complet. D’Henri Konan Bédié, candidat, à 86 ans, du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI, principal parti d’opposition) à des représentants des grands absents de la présidentielle que sont l’ancien président Laurent Gbagbo (en liberté conditionnelle en Belgique), et l’ex-Premier ministre Guillaume Soro (en exil en France) en passant par le président du FPI, Pascal Affi N’Guessan, l’ancien  président de l’Assemblée nationale, Mamadou Koulibaly, ou les anciens ministres du Président Ouattara, à savoir Abdallah Albert Mabri Toikeusse et Marcel Amon Tanoh, qui sont des figures politiques dont les candidatures ont été recalées.

Toutes ces têtes fortes de l’opposition ont peiné à remplir à moitié le stade ayant une capacité de 35.000 places. D’ailleurs, la presse étrangère n’est pas passée par quatre chemins pour rappeler que ce premier grand rassemblement de l’opposition ivoirienne au stade Félix Houphouët-Boigny a rassemblé, tout au plus, 30.000 personnes. Le message que la grande majorité des militants veut faire passer à ces leaders est on ne peut plus clair : ils ne se reconnaissent pas dans la politique de ‘’ôte-toi de là que je m’y mette’’. Ce à quoi aspirent les Ivoiriens aujourd’hui, c’est le développement impulsé par le Chef de l’Etat ivoirien, Alassane Ouattara. L’économie ivoirienne affiche une performance globale qui est solide, depuis qu’il a pris les commandes du pays. La croissance moyenne du PIB s’affiche à 8 %, pour la période située entre 2011 et le 30 juin 2019.

Dans le même temps, les finances publiques se sont améliorées, tout autant que la crédibilité auprès des bailleurs de fonds internationaux. Pour améliorer le quotidien de ses concitoyens, Ouattara a installé 9.476 pompes villageoises au niveau de l’eau potable et construit 253 châteaux d’eau. Sans compter les hôpitaux généraux au nombre de trois et les établissements régionaux, au nombre de 18. Dans le domaine de l’Education nationale, 33.698 salles de classe ont construites. 277 lycées et collèges également ont vu le jour. Au niveau des infrastructures routières, 392 km de voirie en terre ont été reprofilés et 231 km de voirie bitumés… C’est sans doute guidé par ce souci d’apporter un mieux-être à son peuple que le Président Ouattara enchaîne depuis plusieurs semaines les visites dans différentes régions du pays, multipliant les inaugurations d’infrastructures au moment où ses opposant n’ont pour seul programme de société que le retrait de sa candidature à la Présidentielle 2020. Heureusement, les Ivoiriens qui font preuve d’une maturité politique refusent aujourd’hui les aventures à l’issue incertaine. Ils ont fait le choix de se ranger du côté de celui qui fait la politique de développement : le Président Alassane Ouattara. C’est ce message fort que les Ivoiriens ont envoyé à l’opposition lors de son meeting du samedi 10 octobre 2020 qui n’a pas drainé le monde escompté malgré toute la campagne de presse tissée autour de cet événement qui n’en était pas pas un. 

 

Par G. De Gnamien  

 

 

 

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