Fonction publique : Des agents à l’école du code de déontologie et de l’éthique, à Dabou

Un complexe hôtelier de Dabou a été le lieu de théâtre d’un atelier portant sur le code de déontologie et de l’éthique, le 13 novembre 2019.

Dès son accession à la magistrature suprême, le chef de l’Etat ivoirien, Alassane Ouattara, a affirmé son ambition de faire de la Côte d’Ivoire un pays émergent. Ainsi, le Président de la République a mis en place un dispositif institutionnel et structurel de contrôle, de régulation et de veille. Cet important dispositif vise à rendre l’administration publique performante et efficace. Cet objectif fixé par l’Etat de Côte d’Ivoire ne peut être atteint, dit-on, sans un service public de qualité qui intègre l’efficience, la discipline et la culture du résultat.

C’est pourquoi le gouvernement ivoirien, avec à sa tête, Amadou Gon Coulibaly, est engagé dans des réformes qui permettront, à terme, à l’administration publique de jouer pleinement leur rôle de moteur du développement. Selon le Directeur de cabinet adjoint du ministre de la Fonction Publique, Diabaté Moussa, représentant son patron, le Général Issa Coulibaly, le ministère qui est chargé de la mise en œuvre et du suivi de la politique du gouvernement en matière de fonction publique, doit pour sa part, donner corps à ces orientations. C’est dans ce cadre, a-t-il indiqué, que ce présent l’atelier a été organisé, à Dabou, sous le thème : « Instituer un code déontologie et une charte éthique de l’ensemble des agents des services publics ».

« Le projet d’élaboration d’un code de déontologie et d’une charte éthique a été initié au lendemain de la crise-postélectorale de 2011. Mais, l’initiative n’avait pas abouti. Vous comprenez donc l’espoir que suscite la tenue du présent atelier, notamment pour la mise en application effective d’un code de déontologie et d’une charte éthique des agents publique. La nécessité d’instituer un code de déontologie et une charte  d’éthique s’inscrit dans le cadre de la politique de modernisation et de moralisation de l’administration », a déclaré le représentant du ministre de la Fonction publique, Issa Coulibaly. Avant de préciser que : « l’objectif visé est de prendre en compte la dimension éthique et morale des changements ».

Pour le Préfet de Dabou, Yapi Claude Ogou, représentant le Préfet de région des Grands ponts, l’administration publique joue un rôle prépondérant dans le développement d’un pays. «  Elle est le pilier de tout Etat moderne, car c’est elle qui traduit en acte la vision et les orientations du gouvernement. C’est pourquoi, il incombe à l’Etat de prendre la pleine mesure des nouveaux défis imposés par la construction d’une administration performante et compétitive, capable de répondre avec célébrité et efficacité aux attentes des usagers du service public qui sont de plus en plus exigeants. Comme vous savez, une administration performante est une administration qui est animée par des agents dont les qualités morales et professionnelles garantissent la neutralité et l’objectivité des prestations fournies aux citoyens… Or, il est reproché aux agents publics, à tort ou à raison, des attitudes qui limitent l’apport des services publics dans les indicateurs de développement dans notre pays. Ces comportements sont, entre autres, l’absentéisme, les tracasseries administratives, le manque de courtoisie, la corruption et le non-respect du devoir », a déploré le Préfet. E de poursuivre que : « Ces mots ont pour conséquences d’exacerber la fracture du capital confiance entre l’administration et le citoyen ». En effet, pour circonscrire ces maux qui jettent un discrédit sur l’administration, l’Etat a pris des mesures d’ordre juridique et institutionnel.

Toutefois, il s’avère nécessaire de mettre un accent particulier sur la modernisation des agents publics. « C’est dans ce contexte que l’adoption d’un code de déontologie et d’une charte d’éthique prend toute son importance car il s’agit d’intégrer les valeurs éthiques et morales communément admises par les sociétés en vue de bâtir une administration au service du développement économique et social », a fait savoir le président du comité d’organisation, Traoré Flavien.

Il faut rappeler que, le présent projet de code, issu de cet atelier, apporte également une réponse concrète au contenu de la Charte Africaine sur les valeurs et les principes du service public et de l’administration, adoptée le 31 janvier 2011 à Addis-Abeba, en Ethiopie par la XVIème session ordinaire de la Conférence des Ministres de la Fonction Publique.

Carlverth Kouakou

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