Journée nationale de paix / Mariatou Koné : «Je suis angoissée face à la monté de comportements de nature à mettre en péril la cohésion sociale et la paix »

Le ton plaintif. La ministre de la Cohésion sociale, Mariatou Koné analyse le climat sociopolitique ivoirien avec beaucoup d’inquiétudes. Le samedi 15 novembre, à l’occasion de la cérémonie officielle de la journée nationale de la paix, elle s’est dite angoissée face à la monté de comportements de nature à mettre en péril la cohésion sociale et la paix en Côte d’Ivoire. 

Si tous prononcent des mots d’espoir pour un scrutin apaisé soldé par une acceptation des résultats, la ministre de la Solidarité, de la Cohésion Sociale et de la Lutte contre la Pauvreté,  Mariatou Koné, inspirée par la thématique de cette année invite chaque Ivoirien et chaque Ivoirienne à aller « au-delà des mots » et « d’agir ensemble pour la création d’un environnement électoral apaisé ».

En effet, dans les chambres basses, chaque camp nourrit des projets aux relents lugubres. Au sein de l’opposition, c’est la mobilisation pour un « match retour ». Des ambitions qui dépeignent sur le climat sociopolitique. Mariatou Koné en veut pour preuve la résurgence de la violence verbale au sein de la classe politique ces derniers mois. Toute chose qui n’augure pas de bonnes perspectives pour la présidentielle de 2020, estime la ministre, pour qui cette violence verbale porte indubitablement des germes de violences psychologique et physique. 

Organiser cette 23e édition de la journée nationale de la paix, la dernière avant 2020, à Yopougon porte ainsi une valeur hautement symbolique. Bastion de l’ex-président Laurent Gbagbo, cette commune a été l’un des épicentres des affrontements meurtriers enregistrés pendant la crise postélectorale. Rappelant les 3 000 morts de cette période douloureuse de l’histoire de la Côte d’Ivoire, les différents intervenants invitent autant la classe politique que la société civile ou encore les communautés à semer les graines de la paix dans les esprits et les cœurs, afin d’éviter de sombrer dans une énième crise comme en 1990, 1995 ou en l’an 2000, des périodes autour d’élections présidentielles.

Carlverth Kouakou

 

 

 

Laisser un commentaire