Secteur agricole : La Côte d’Ivoire, le Ghana et des industriels s’accordent sur la durabilité du cacao 

Sur la durabilité du cacao, tout le monde s’accorde, que ce soit la Côte d’Ivoire et le Ghana ou encore les industriels.

C’est pourquoi, ces trois entités ont planché, pendant deux jours, précisément les 10 et 11 septembre, à Abidjan, sur la question. Au finish, ils ont convenu de collaborer afin d’assurer la durabilité du cacao.

“Au terme des travaux, la Côte d’Ivoire, le Ghana et l’industrie du cacao ont convenu de mettre en place un cadre de collaboration afin d’adresser ensemble les problématiques liées à la durabilité du cacao”, note-t-on dans les conclusions des travaux. Précisant que les problématiques concernent la “lutte contre la déforestation, la lutte contre le travail des enfants, l’amélioration des moyens de subsistance des producteurs et la transparence et la traçabilité”.

Ces mêmes conclusions annoncent que l’industrie participera aux travaux de l’initiative Côte d’Ivoire-Ghana dans le cadre d’un comité ad hoc chargé d’adresser ces problématiques en s’appuyant sur les organes de collaboration mis en place dans chaque pays.

Enfin, le “comité ad hoc hoc hoc travaillera à l’élaboration d’une stratégie de communication sur les actions entreprises conjointement par les trois parties, ainsi qu’un plan d’action assorti d’un chronogramme précis afin d’inverser les tendances actuelles sur les problématiques”.

Brahima Yves Koné, directeur général du Conseil café-cacao (CCC), a réaffirmé l’engagement fort de chacune des parties sur la durabilité du cacao. “Nous avons une volonté commune de travailler avec l’industrie du chocolat sur les différentes questions qui se posent à la filière”, a-t-il indiqué. Insistant pour dire la Côte d’Ivoire et le Ghana s’efforcent de produire un cacao propre. “Nous allons montrer au monde que nos pays produisent du cacao propre”, a-t-il lancé.

Joseph Boahen Aidoo, directeur exécutif du Ghana cocoa board, a rappelé que chaque pays avait son cadre de travail sur la durabilité. “Mais il nous fallait nous mettre ensemble pour unir nos forces”, a-t-il indiqué. Rappelant qu’il n’est plus question de parler du prix d’achat du cacao, car, pour lui, “la question est réglée”.

S’agissant du travail des enfants, le directeur exécutif du Ghana cocoa board a soutenu qu’il fallait faire la différence entre “le travail accompli par un enfant et la main d’oeuvre d’un enfant, le travail forcé”. Il a également dénoncé les outils d’enquêtes qui étaient biaisées.

Cette rencontre s’est tenue en présence de Richard Scobey, président de la World cocoa fondation.

CK/KM

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