Situation sociopolitique / Yopougon, Anyama, Bangolo, M’Batto, Guitry… : Des jeunes manifestants de l’opposition et la société civile ont encore semé la désolation

La Côte d’Ivoire a encore vécu une triste journée, hier, par la faute des jeunes de l’opposition et la société civile. Ils ont paralysé le pays, rendant la vie dure aux Ivoiriens.

Les manifestations populaires de la jeunesse se réclamant de l’opposition et d’organisations de la société civile pour protester contre la candidature du président de la République, Alassane Ouattara, candidat du RHDP pour le scrutin présidentielle du 31 octobre 2020, ont repris, hier.

Ce lundi, tôt le matin, de nombreux jeunes ont pris d’assaut certaines rues de la plus grande commune de Côte d’Ivoire, Yopougon, précisément au quartier SIDECI, où ils ont mené la vie dure aux populations qui devraient sortir pour vaquer librement à leurs préoccupations quotidiennes. Ces jeunes très remontés se sont illustrés de la plus mauvaise des manières, barricadant les rues en brulant des pneus  sur des voies publiques, rendant ainsi la circulation difficile. Les dégâts matériels sont énormes.

On déplore un autobus incendié à Yopougon. Informé de la gravité de la situation, les forces de l’ordre et de sécurité se sont rendues sur les lieux pour apporter une accalmie. Même si on ne déplore pas de perte en vie humaine, la situation était plus tendue à Bangolo. Les manifestants ont semé la désolation par tout. Les altérations sont nombreuses. Quatre camions de manganèse  ont été incendiés, la Commission électorale indépendante (CEI) locale saccagée, des cars de transport ont été bloqués aux différentes entrées et sorties de la ville.

De Yopougon en passant par Anyama, certaines villes de l’intérieur, notamment M’Batto, Guitry… le décor est le même. Des barricades ont été également dressées  afin d’empêcher toute circulation au sein de la ville.

Mais, que veulent réellement ces jeunes de l’opposition au moment où la Côte d’Ivoire aspire au développement sous le règne d’Alassane Ouattara. Pour l’heure actuelle, les Ivoiriens ont encore les séquelles de la crise postélectorale de 2010. En tout cas, ce n’est pas la période idéale pour brouiller la vie de la population qui attend de voir une élection inclusive et transparente. Sûrement, les hommes politiques accorderont leurs différends avant la joute électorale.

 

Carlcverth Kouakou

 

 

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