Guerre en Ukraine : son impact en Europe

Depuis l’annexion de la Crimée par la Russie en mars 2014, la guerre en Ukraine est une épine dans le pied de l’Europe. Le conflit a apporté de l’instabilité à une région qui ressentait déjà les effets de la crise financière mondiale, et a fait craindre une nouvelle guerre froide. Dans cet essai, nous allons explorer l’impact de la guerre sur l’Europe, tant sur le plan politique qu’économique.

L’annexion de la Crimée par la Russie en mars 2014

En mars 2014, la Russie a annexé la péninsule de Crimée, une décision qui a provoqué des troubles politiques et économiques en Europe. Examinons de plus près ce qui s’est passé et pourquoi c’est important.

La péninsule de Crimée est une région du sud de l’Ukraine qui est sous contrôle russe depuis le 18e siècle. En mars 2014, les troupes russes sont entrées en Crimée et ont pris le contrôle des bâtiments gouvernementaux et des bases militaires. Le jour suivant, le président russe Vladimir Poutine a signé un décret déclarant que la Crimée était une république indépendante. La communauté internationale a condamné les actions de la Russie, les États-Unis et l’Union européenne imposant des sanctions à la Russie.

Les conséquences économiques pour l’Europe face au conflit en Ukraine

Depuis son invasion en Ukraine en effet, la Russie a entraîné de nombreuses conséquences économiques pour l’Europe. L’une des plus importantes est que de nombreux pays européens augmentent leurs dépenses militaires afin d’être mieux préparés aux guerres futures. Cela devrait entraîner une augmentation significative de la taille et du pouvoir de l’État dans les économies européennes. En outre, cette guerre a également mis en évidence l’importance du réarmement et de la réindustrialisation. Par conséquent, ces domaines sont susceptibles de connaître une augmentation des investissements dans les années à venir.

À lire aussi :  Top 10 des meilleurs auteurs de romans pour adolescents

Un véritable choc de l’offre et de la demande

La guerre en Ukraine devrait avoir des répercussions sur la demande et l’offre. La principale cause du choc de la demande sera la réaction des investisseurs et des consommateurs à une incertitude accrue. Cela entraînera une baisse de la consommation et des investissements, ainsi qu’une diminution de la demande nette en provenance de l’étranger. Parallèlement, la principale source du choc de l’offre sera le coût de l’énergie, qui a déjà fortement augmenté. En outre, les prix des métaux devraient augmenter, la Russie étant un important producteur de ces produits. Les exportations de blé en provenance d’Ukraine risquent également d’être perturbées, ce qui entraînera une hausse des coûts de production. Clairement, les conséquences économiques de cette guerre devraient être importantes, la demande et l’offre étant toutes deux affectées.

Le gaz naturel, qui est largement importé, est un secteur majeur de l’économie. Le ministre de l’Énergie, Yuriy Prodan, a déclaré récemment que l’Ukraine ne disposait que de suffisamment de charbon et de gaz naturel pour tenir jusqu’à la fin du mois de décembre, après quoi les approvisionnements devraient être réduits si aucune nouvelle importation n’était effectuée.

Hausse des coûts de transport

L’industrie en Europe de l’Est est installée en Ukraine et rencontre des difficultés pour approvisionner leurs clients européens. En effet, la Russie sera confinée, ce qui signifie que les coûts de transport sont susceptibles d’augmenter. Un effet très net sur les prix dépendra de l’importance relative des chocs de demande et d’offre, le choc d’offre devrait être plus important.

À lire aussi :  Comprimés d’iode et risque nucléaire

Les responsables politiques sont confrontés à une situation économique très compliquée, car un choc d’offre s’accompagne toujours d’un arbitrage difficile entre inflation et chômage. Le problème est que les choix possibles sont maintenant réduits par les conséquences des arbitrages passés en faveur du chômage pendant la crise de Covid-19. Maintenant, il est présenté dans le contexte d’une accélération de l’inflation dans la zone euro à 5,8 % et d’une dette publique de la zone euro à 100 % du PIB. Une façon possible d’atténuer les effets du choc de l’offre serait que les pays européens retrouvent leurs niveaux de production et de chômage relativement bas comparé à l’avant crise sanitaire. Cela permettrait de réduire les pressions inflationnistes tout en stimulant l’activité économique.

Ce conflit pourrait entraîner des pénuries alimentaires à l’échelle mondiale

La guerre en Ukraine a le potentiel de créer des pénuries alimentaires mondiales. L’Ukraine est actuellement le plus grand producteur de blé au monde, environ 30 % du blé mondial est produit en Ukraine et en Russie. Les exportations céréalières des deux pays ont été interrompues, de sorte que les combats pourraient avoir un impact mondial sur les agriculteurs.

Outre l’impact sur les agriculteurs, la guerre pourrait également provoquer une instabilité dans 26 pays qui importent plus de la moitié de leur blé. Cala a pour effet des sols qui ne seront pas fertilisés, et la récolte subira une perte substantielle. Il s’agit d’une véritable préoccupation, puisque l’Ukraine compte 40 millions d’habitants, mais doit nourrir la population mondiale de 400 millions de personnes. La guerre en Ukraine est une vraie bombe à retardement qui pourrait avoir des conséquences considérables et dévastatrices pour l’économie mondiale. Il est impératif qu’une résolution soit trouvée rapidement afin d’éviter une catastrophe potentielle.

À lire aussi :  Qu’est-ce que le carbone bleu et pourquoi faut-il s’en soucier ?

Des conséquences grandissantes

Le marché mondial des engrais est en pleine tourmente, le conflit et les sanctions en cours provoquant des pénuries de blé et de maïs. L’absence de production commerciale de blé est aggravée par le fait que les réserves mondiales de blé, de maïs et de soja ont atteint leur plus bas niveau depuis plus d’un an. En outre, la Chine – un important exportateur de céréales – a récemment annoncé qu’elle s’attendait à la pire récolte de blé de son histoire. Cela pourrait signifier des prix encore plus élevés et une insécurité alimentaire encore plus grande dans le monde. Les enjeux sont considérablement plus élevés du fait que de nombreux pays dépendent des importations d’engrais de la mer Noire pour une part importante de leurs besoins. Le conflit n’étant pas près de prendre fin et la sécurité alimentaire de la Chine étant menacée, la communauté internationale doit agir rapidement pour éviter une crise encore plus grave.

Laisser un commentaire