En EHPAD le vote des personnes reste un droit trop souvent empêché dans les faits
À chaque présidentielle, législative ou municipale, une question discrète revient derrière les portes des EHPAD : que vaut un bulletin quand le chemin vers l’urne se referme ? La règle paraît claire, le choix politique ne disparaît pas avec l’âge, la dépendance ou une mesure de protection. Pourtant, le droit civique des résidents âgés se heurte à des obstacles très concrets : inscription après un déménagement, procuration difficile, transport absent, troubles cognitifs mal interprétés. Sans aide organisée, l’accès au scrutin peut tenir à une porte fermée. Un électorat âgé, nombreux et fragilisé Les EHPAD ne pèsent pas seulement dans les politiques du grand âge, ils comptent aussi dans les urnes. La France compte environ 7 500 établissements, où vivent près de 575 000 résidents ; cette population en établissement forme un électorat dispersé, présent jusque dans les petites communes. Derrière ces chiffres, le vote se heurte à des réalités très concrètes. Le grand âge s’accompagne parfois de fatigue, de troubles sensoriels,…
