Affrontements meurtriers à Béoumi: Un proche du Chef-canton raconte ce qu’il s’est réellement passé

La journée du mercredi 15 mai 2019 s’est achevée dans le sang et la douleur dans la localité de Beoumi,  ville de la région du Gbèkè, dans le centre du pays. Une personne a été tuée, de nombreuses blessés et d’importants dégâts matériels constatés.

La brouille serait partie d’une discussion entre un apprentis de mini car  communément appelé Gbaka et un conducteur de taxi-moto. Si certains médias indiquent que la victime a été percutée par un Gbaka, un proche de la chefferie locale évoque une autre histoire. En effet, selon la source, l’apprenti Gbaka a constaté sur le trottoir, la présence d’un passager. Voulant embarquer ce dernier, le conducteur de la moto lui stipule que le passager est un client à lui. L’apprenti qui en avait visiblement mare de se voir dérober des clients au profit des taxis-motos s’est mis en colère. Dans le cafouillis, pendant qu’ils se chamaillaient, l’apprenti Gbaka qui avait une autre idée derrière la tête  sort une arme blanche, visiblement une machette. Et sans hésiter ni se faire prier, l’assassin jette ses dévolues sur le pauvre chauffeur de taxi-moto. D’un coup violent, il tranche son bras. D’autres coups partent avant de le finir froidement. C’est la débandade. La victime meurt de ses blessures.

Alertée, la chefferie est arrivée sur place alors que des bagarres avaient déjà commencé. Des forces de l’ordre de la cellule CCDO de Bouaké sont donc informés de la teneur de l’affaire. Ils se déportent sur les lieux pour s’interposer, évitant un affrontement entre la communauté Baoulé et Dioula. Ainsi, ils ont permis d’éviter de plus graves conséquences.

Si le calme est revenu cette nuit avec la présence des soldats, la tension est toujours à son comble. Les autochtones annonce de barrer toutes les voies menant à la ville afin d’empêcher les transporteurs de mini car de travailler.

Les autochtones sont sur le pied de guerre, décidé à se calmer qu’après que leur frère soit « ressuscité ». Espérons que les tractations engagées par les autorités locales réussirons à ramener le calme dans les heures, au risque de voire embrasé la localité. Une enquête est ouverte pour situer les auteurs de ces actes qui n’honorent pas la société.

Carlverth KOUAKOU

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